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Calendrier de trails
Annapurna Mandala
Trail 08

11 au 28 avril 2008
Everest Lafuma Sky Race III
7 au 24 novembre 08
Annapurna Mandala Trail 09
3 au 20 avril 09
Everest Lafuma Sky Race IV
6 au 23 novembre 09
Annapurna Mandala Trail 10
9 au 26 Avril 10
Himal Race 2010
Kanchenjunga BC
22 Ocobre au 23 novembre
Himal Race 2013
Kailash et Tilicho
Automne 13
Vous êtes un groupe de VTTistes confirmés ou une bande de copains désireux de faire un raid d'exception en Himalaya : contactez-nous et nous vous concocterons un itinéraire à la carte, en toute sécurité
 

 

Pour programme, informations et inscriptions
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Bruno Poirier
Tel: (00 33) 06 81 82 08 01 - 02 51 65 69 97
E-mail:bruno.poirier@ouest-france.fr


Annapurna Mandala Trail 2009

du 3 au 20 Avril 09
8 étapes

Feed backs:

Antoine au Pays où les Chevaux du Vent n’achèvent jamais leur Course…

 

« Seule la grande douleur libère vraiment l’esprit,
car elle nous enseigne le grand doute…
J’ignore si une telle douleur nous « améliore »,
mais je sais qu’elle nous rend plus profond. »

Friedrich Nietzsche.

 

Faut-il souffrir pour se découvrir ? Faut-il courir pour souffrir ? Ces deux questions sont liées à la sentence de Friedrich Nietzsche. Si elles ne le sont pas intrinsèquement avec la vie d’Antoine Guillon en France ; au Népal, il a découvert que courir le ciel était un acte qui dévoilait ses limites. Que dans l’air qui se fait rare, ce sont les éléments qui ont le premier et le dernier mot. Face aux difficultés naturelles, Antoine a souffert. Le coureur est redevenu un homme. L’homme s’est révélé philosophe. Avec la vie. Pléonasme. Avec sa vie. Authentique. Libéré, il s’est ainsi confié. En profondeur. Avec humilité. Sincérité. A son image. Rencontre avec Antoine au Pays où les Chevaux du Vent n’achèvent jamais leur course…

 

Un rêve, c’est parfois une vie. Celle d’Antoine Guillon continue de glisser sur le fil du temps… Pendant dix jours, elle s’est suspendue sur les hauteurs de l’Himalaya. Celles où l’on peut encore courir. Avec difficultés, certes, mais le Français a eu le temps de réaliser son rêve, avant de prendre le – son – temps pour qu’il ne devienne pas un cauchemar… Car Antoine a souffert. « Le Népal était un rêve, soufflait-il, dans un sourire encore fatigué, à Kathmandu. Je voulais découvrir ce pays aux cultures si différentes, cet univers magique d’une haute montagne hors du commun… Mais le rêve a été très dur. En altitude, j’ai vécu des moments où je n’arrivais pas à maîtriser ce que je faisais. Ce fut une découverte pour moi… Avec du recul, dans l’ascension du Thorong Pass (5.416 m), j’ai d’ailleurs eu l’impression que je n’étais pas passé loin… Mais je savais que je ne devais pas m’arrêter. La volonté que l’on développe en faisant de l’ultra-trail m’a aidé à passer ce moment. Puis, Roger (Henke) m’a aidé à franchir le col. Michel (Grimm) et Kumar m’ont ensuite soutenu dans la descente… Je n’étais pas vraiment conscient de ce qui se passait… Jusqu’à ce jour, en compétition, j’avais toujours l’habitude de contrôler les événements. Au Népal, dès que nous sommes arrivés en altitude, j’ai commencé à les subir. Le départ du Camp du Base des Annapurnas (4.130 m) s’était bien passé, mais je savais que je n’étais pas fait pour courir au-delà de 4.000 mètres. C’est vraiment un autre monde ! Et, il est terrible… Etre physiquement en situation d’échec, c’est quelque chose que je n’avais jamais connu, mais face à la montagne et à l’altitude, il faut accepter ses limites. C’est d’autant plus facile que c’est naturel, puisque ce sont les éléments qui imposent leur force. »

« J’ai pris un autre chemin : celui de la sagesse… »

Après cinq jours de compétition sur les Chemins du Ciel, Antoine est « sorti » de la course. Au soir de la première étape de haute montagne – l’Annapurna Mandala Trail 2009 en comptait quatre entre 4.850 et 5.400 mètres – il a fait le choix de poursuivre son rêve en marchant en compagnie de Michel (Grimm), lui-même marqué par la découverte de l’effort en hypoxie. De Manang (3.535 m), ils ont relié Pokhara (840 m), une longue marche de 90 km, ponctuée par 6 heures de bus. Ainsi, Antoine a « rêvé » tout en restant en éveil. Une attitude que Bouddha aurait saluée… D’autant plus après l’avoir écouté : « Si je me suis incliné face aux éléments, j’ai pris un autre chemin : celui de la sagesse, » explique Antoine.
Une phrase en harmonie avec la définition de l’épreuve de Pierre Zickler : « Cette course est grandiose, fascinante, car au-delà de la dimension physique, elle possède une dimension humaine qui engendre la réflexion. Cette course a une âme et il faut la préserver. » Dans son chemin de traverse, Antoine s’est préservé. Il s’est aussi interrogé… Coureur par étapes, il l’avait déjà été sur l’Euskal Trail en 2007 avec Stéphane Grivel (4e). Mais intrinsèquement, l’est-il vraiment ? « Pour la performance, je suis le coureur d’un jour, car sur 24 heures d’effort, c’est souvent à partir de la 12e heure de course que je fais la différence. Mais pour la découverte et l’amitié, j’ai l’esprit d’un coureur par étapes. »

« Au Népal, j’ai connu des moments de solitude et de réflexion… »

Antoine a découvert l’effort en altitude au Pays où les Chevaux du Vent n’achèvent jamais leur Course… S’il a dû abréger la sienne au Népal, elle va se poursuivre en France. Pour certains projets, ce sera non sans interrogation. « Je devais faire le Mont-Blanc en juillet ; du coup, je ne sais pas si je vais repartir en altitude… Au Népal, dans le lit d’une rivière à 3.000 mètres, j’ai eu une sensation d’oppression… Et lorsque j’y pense, je me rends compte que lors de certaines courses en France au-delà de 2.500 mètres, j’étais toujours un peu moins bien. En Himalaya, j’ai découvert des nouveaux signaux avertisseurs et pour éviter l’asphyxie musculaire, j’ai appris à ventiler. Je sais maintenant qu’à cette altitude, je vais devoir adopter de nouvelles habitudes respiratoires… » Et ainsi, un jour (peut-être), après ses places à l’UTMB (4e), au Mercantour (3e), à La Réunion (2e) et au Cromagnon (2e), être le plus haut sur l’un de ces grands ultra-trails…
Courir n’est pas seulement synonyme de compétition pour Antoine. À l’instar de Pascal Beaury Sherpa pour qui « l’important, ce n’est pas le but à atteindre, mais le chemin pour y parvenir », « courir est un état d’esprit ». Dans la conscience d’Antoine, cet acte est intimement lié à la notion de « plaisir » et à la sensation de « liberté ». « C’est un déplacement naturel, poursuit-il. C’est pour cela que je privilégie le contact avec la nature. J’aime l’autonomie lorsque je cours… Et j’avoue que je préfère courir seul… Je suis plus à l’écoute et cela me permet de réfléchir. Au Népal, j’ai connu des moments de solitude et de réflexion. Dans cet univers et cette découverte, j’ai pensé aux messages que je pouvais transmettre aux autres, à moi-même et à chaque fois, je prenais une leçon d’humilité. »

« J’aimerais revenir au Népal avec Anne… »

Au travers de son « voyage intérieur », Antoine a pensé à ses enfants Adèle (13 ans) et Stélio (10 ans) en croisant ceux qui vivaient le long des Chemins du Ciel… « Ils avaient toujours le sourire et aucun d’entre eux n’était agressif, poursuit Antoine. Je voyais un certain bonheur tout en sachant que leur vie était difficile. Certains travaillaient dans les champs tout en acceptant cette tâche tant elle semblait naturelle… J’ai fait des photos et je vais les montrer à Adèle et Stélio. Ils ont déjà intégré certaines notions, comme le fait de ne pas trop exiger et d’exploiter ce qu’il y a autour d’eux sans consommer à outrance. Mais le fait de voir comment vivent ces jeunes Népalais va leur faire comprendre qu’ils ont beaucoup de chance… »
La chance d’Antoine a un prénom : Anne. Sa compagne depuis 20 ans. Chacun sait que derrière un « grand homme », il y a une femme. Pour un « grand coureur », l’être au féminin est souvent à ses côtés. Pour ne pas écrire dans ses pensées… Au Pays du Toit du Monde, Antoine n’a pas couru et marché que pour lui. « Cela faisait quelques années que je rêvais d’aller au Népal, explique-t-il. Anne savait que c’était un rêve pour moi. C’était la première fois que l’on séparait aussi longtemps, mais elle m’a laissé partir… » Certains parleront d’une preuve d’amour. D’autres d’un choix pour savoir… Et si c’était simplement un voyage à partager ?
Antoine ne le cache pas. « J’aimerais revenir au Népal avec Anne… Même si elle court deux fois par semaine, ce serait dans un effort physique où l’on ne souffre pas. Nous sommes tous les deux très proches de la nature. Elle aime l’artisanat et les tissus. J’aime le bois et les pierres. Dans les montagnes, j’ai remarqué que les Népalais avaient une très grande maîtrise artisanale. Leur façon de travailler m’a rappelé les histoires de mon grand-père. Je me suis senti chez moi… » Antoine reviendra donc au Pays où les Chevaux du Vent n’achèvent leur Course. Non pas parce qu’il n’a pas terminé la sienne, mais parce qu’il sait que le bonheur est toujours sur le chemin…

 

Bruno Poirier.

 

Benoit Laval

« Sur la Mandala, tu reviens à la simplicité de la vie et de la course à pied… »

 

Défi de l’Oisans, Marathon des Sables, Guadarun, Trans’Aq, Verdon… Depuis dix ans, Benoît Laval (36 ans) est LE coureur par étapes de référence en France. Fort de son expérience alpine (Mont-Blanc) et andine (Aconcagua), il fallait bien qu’il vienne, un jour, courir au Népal. Après sept ans de réflexion, il a choisi l’Annapurna Mandala Trail pour faire ses premiers pas de course en Himalaya. Un choix judicieux puisqu’il s’est classé deuxième, en remportant l’une des huit étapes, derrière l’intouchable Phu Dorje Lama Sherpa.

 

Benoit, quelle est votre première impression sur la course ?

Cela faisait longtemps que je voulais venir au Népal et connaître les sensations de courir à 5.000 m d’altitude… J’ai découvert une belle compétition qui permet de découvrir le pays en même temps. Au fil des étapes, je me suis demandé si j’habitais le même monde que les Népalais… Lorsque j’ai vu un garçon comme Phu courir dans les pentes à 5.000 mètres, comme lorsque nous sommes montés au Tilicho Lake, j’étais en droit de me poser la question… J’ai pu rivaliser avec lui, en dessous de 3500 mètres, comme lors de l’étape de Marpha, mais en haute montagne, c’était impossible… J’ai pris une belle leçon de vie et d’humilité.

Est-ce que cette leçon peut engendrer une remise en question ?

Voir les Népalais vivre en altitude avec trois fois rien en étant heureux, face à  mon quotidien lorsque je suis au bureau, je m’interroge… Je pense que je reviendrai au Népal pour approfondir la question.

Vous êtes un coureur par étapes dans l’âme. Quelles sont les qualités qu’il faut avoir pour réussir ce genre d’épreuve au Népal ?

Il faut être robuste, flexible et capable de s’adapter à l’alimentation et aux conditions de course qui sont très spécifiques. Nous l’avons vu lors de la première étape avec 20 cm de poudreuse au Camp de Base des Annapurnas, une chaleur accablante dans les marches de Chomrong et une dernière ascension dans les cultures en terrasse sous la grêle… La Mandala est aussi une course où il faut aller vite tout en pensant à l’étape du lendemain. C’est une gestion de course avec un protocole particulier. Pendant dix jours, il faut avoir toute sa vie dans un sac à dos de 30 litres ! Tu t’aperçois alors que plus ton sac est petit plus tu as de facilité à gérer ta course. On se retrouve dans la même situation que les Népalais qui vivent dans la montagne et on se rend compte qu’ils n’ont pas nécessairement besoin de plus… Tu découvres que tu peux vivre avec 7 kilos sur le dos pendant plusieurs jours tout en achetant ta nourriture au jour le jour. Sur la Mandala, tu reviens à la simplicité de la vie et de la course à pied. C’est pour cela que l’esprit de portage est intéressant. Il nous ramène à l’essentiel.

Quel est votre regard d’organisateur sur l’AMT ?

Il ne faut surtout rien changer ! Je n’ai rien vu de négatif. Les organisateurs ont su adapter le programme lorsqu’il le fallait. Même lorsque le groupe s’est séparé en trois après le passage du col. Chacun a pu vivre sa course et la compétition. Se tirer la bourre lorsqu’il le fallait tout en découvrant du pays dans une ambiance familiale. Comme au Défi de l’Oisans…

Envisagez-vous de revenir au Népal ?

Pour battre Phu, ce sera très dur, même si j’aurai l’avantage de connaître un peu mieux le terrain… Mais il n’y a pas que la compétition. Il y a aussi l’envie de voyager ailleurs dans le pays… Revenir courir autre chose, certainement. L’Everest Sky Race, par exemple. Il y a aussi Himal Race. Une aventure humaine hors du temps qui semble incroyable… Il y a tant de choses qui invitent à revenir…

Propos recueilli par Bruno Poirier.

 

Résultats de l'AMT 09:

Classement Général Final del'AMT 09 (Dimanche 19 Avril):

1 - Phu Dorje Lama Sherpa (34h28'51") / 2 - Benoît Laval (38h25'31") / 3 - Bruno Poirier (41h16'46") / 4 - Jorbir Raï (42h10'30") / 5 - Jean-Marc Wojcik (42h10'55")/ 6 - Dominique Maynadier (42h49'32") / 7 - Bhimsen Awale (43h25'46") / 8 - Lhakpa et Nigma Sherpa (46h14'50") / 10 - Roger Henke (46h56'26") / 11 - Pierre Mousseau / 12 - Franck Buron-Mousseau / 13 Thierry Cheynel / 14 - Beat Hintermann / 15 - Michel Pignon / 16 - Philippe Gaulon / 17 - Jaganath Bista / 18 - Daniel Devaud / 19 - Max Hintermann / 20 - Maryse Dupré / 21 - Gildas Leuge-Maillet / 22 - Nathalie Lamoureux / 23 - Cathy Cordary / 24 - Philippe De Witte / 25 - Alain Blactot

Abandons: 26 - Michel Grimm à Manang / 27 - Antoine Guillon à Manang / 28 - Yves-Marie Quemener au Thorong La / 29 - Frédéric Bousseau à Muktinath / 30 - Sita à Chomrong

Marcheurs suivants la course: 31 - Justine Leuge-Maillet / 32 - Sophie Buron-Mousseau / 33 - Karine Pignon
Marcheurs arrétés à Muktinath, mardi à Kagbeni et mercredi à Marpha: 34 - Jans Henke slaats / 35 - Marjan Slaats / 36 - Bernadette Robert-Bousseau / 37 - Isabelle Quemener

Vendredi 17 Avril :
Les coureurs sont arrivés à Jomsom, ont retrouvé les marcheurs. L'AMT 09 s'est terminé sur la nouvelle victoire de Phu Dorje Sherpa chez les hommes et de Lhakpa et Nigma Sherpa chez les femmes. Résultat final complet dimanche.
Etape IX (30 km) :
High Camp (4.850) –  Thorong La (5.416) –  Jomoson (2.750)
1- Phu Dorje Lama Sherpa (3h33'55") / 2 - Jorbir Rai (3h57'20'') / 3 - Bhimsen Awale et Bruno Poirier (4h13') / 5 - Jean-Marc Wojcik et Dominique Mayandier / 7 - Benoît Laval, Lhakpa et Nigma Sherpa / 10 - Roger Henke et Pierre Mousseau

Jeudi 16 Avril:
Résultats non communiqués
Etape VIII (20 km) : Manang (3.535) – Thorong Phedi (4.420) – High Camp (4.850)

Mercredi 15 Avril:
Le passage du Thorong La (5416 m) a laissé des traces dans les organismes. Le Manang Marathon a été finalement remplacé aujourd'hui par une journée de repos.

Mardi 14 Avril :
Les coureurs sont très éprouvés et 24 sont montés jusqu'à Tilicho. Les autres effectuent directement la marche de liaison jusqu'à Manang.
A noter l'abandon d'un des favoris: Antoine Guillon qui souffre du mal des montagnes va à Manang puis redescendra la vallée jusqu'à Besisahar avec un assistant et Michel Grimm qui a aussi abandonné pour lui porter assistance.
Etape VI (35 km) :  Khangsar (3.730) – Tilicho Lake (5.000) – Manang (3.535).
1- Phu Dorje Lama Sherpa (5h35') / 2 - Jorbir Rai (6h17'24'') / 3 - Benoît Laval et Dominique Maynadier (6h17'35"') / 5 - Bhimsen Awale (6h40'15") / 6 - Bruno Poirier / 7 - Lhakpa et Nigma Sherpa / 9 - Jean-Marc Wojcik / 10 - Pierre Mousseau
Le marathon de Manang sera réduit à un semi-marathon.

Lundi 13 Avril :
Yves-Marie Quemener à fait demi-tour à 5200 mètres et est rentré sur Muktinath mais il rejoint Khangsar le lendemain en marchant.
Etape V (35 km) : Muktinath 3800 m- Thorong La 5416 m- Khangsar 3730 m :
1- Phu Dorje Lama Sherpa (7h50'33'')/ 2 - Benoît Laval (8h03'40'') / 3 - Dominque Maynadier (8h13'55'') / 4 - Bruno Poirier (8h17'58'') / 5 - Jean-Marc Wojcik (8h33'01'') / 6 - Jorbir Rai (8h36'25'') / 7 - Lhakpa et Nigma Sherpa (9h01') / 9 - Bhimsen Awale (9h09'40'') / 10 - Beat Hintermann (9h14'10'')

Dimanche 12 Avril :
Etape IV (24 Km) : Marpha 2650 - Muktinath 3800 m :
1 - Phu Dorje Lama Sherpa (2h53'15'')/ 2 - Antoine Guillon / 3 -Dominique Maynadier / 4 - Bruno Poirier / 5 - Jean-Marc Wojcik

Samedi 11 Avril :
Etape III (34 Km) : Dana 1450 - Marpha 2650 m :

1 - Benoît Laval (3h41'00) / 2 - Phu Dorje Lama Sherpa/ 3 - Jean-Marc Wojcik et Bruno Poirier / 5 - Dominique Maynadier

Vendredi 10 Avril :
Etape II (37 Km): Tadapani 2720 m - Poon Hill 3195 m - Dana 1450 m.
1 - Phu Dorje Lama Sherpa (3h47'22)/ 2 - Benoît Laval / 3 - Antoine Guillon / 4 - Jorbir Rai / 5 - Bruno Poirier et Bhimsen Awale

Jeudi 09 Avril : tous les coureurs sauf Sita qui a abandonné à Chomrong ont pris le départ du Camp de base de l'Annapurna sous la neige, la grêle et la pluie.
Etape I (42 km) : ABC 4150 - Tadapani 2720 m.
1 - Phu Dorje Lama Sherpa (4h 33' 27'')/ 2 - Benoît Laval / 3 - Antoine Guillon/ 4 - Jorbir Rai/ 5 - Bruno Poirier

Lundi 06 Avril : Tous les coureurs et marcheurs ont quitté Kathmandu ce lundi et rejoignent en liaison le camp de base de l'Annapurna (4150 m) d'où sera donné le départ de l'AMT, le jeudi 09 avril. Aucun incident ou évènement particulier à mentionner.

Antoine Guillon et Benoit Laval face aux Princes de l’Himalaya

Rencontre au sommet sur les Chemins du Ciel où les Français Antoine Guillon (meilleur traileur 2008) et Benoit Laval (actuel leader du Trail Tour National) vont découvrir les joies et les difficultés de courir au Népal avec quelques-uns des meilleurs coureurs amateurs locaux : Phu Dorjee Lama Sherpa (1er de l’Annapurna Mandala Trail 2007 et du Solo Khumbu Trail  2008) et Jorbir Khaling Rai (1er de l’Everest Lafuma Sky Race 2008). Une sélection népalaise renforcée par Bhimsen Awale, dauphin de Christophe Jaquerod (AMT 2005) et les deux Sherpanis Lakpa Diki Sherpa et Nigma Yangjee Sherpa, habituées du Top 15 des courses par étapes himalayennes.
S’il y a moins de densité qu’en 2008 chez les Européens, où les Chemins du Ciel avaient accueilli une dizaine de coureurs capables de se situer entre la 15 et 40 places sur l’UTMB ou le Grand Raid, le peloton 2009 présente deux athlètes majeurs du paysage de la course nature française : Antoine Guillon et Benoit Laval. Vont-ils rejoindre le Suisse Christophe Jaquerod dans l’histoire de la course en montagne par étapes en Himalaya, seul Européen à avoir vaincu les Princes de l’Himalaya sur leurs sentiers, depuis une vingtaine d’années ?
Antoine et Benoit ont neuf étapes, 290 km (+15.200 m et -16.580 m) et une épreuve en semi-autonomie avec 7 à 10 kilos dans le sac à dos pour tenter de la faire. A noter, cependant, que par rapport à 2005, année de la victoire de Christophe, la délégation népalaise est deux niveaux au-dessus.
Le départ de la neuvième édition de l’Annapurna Mandala Trail sera donné le 9 avril prochain du Camp de Base des Annapurnas (4.130 m). Les 37 coureurs et marcheurs au départ – dont 13 femmes – auront déjà 80 km (+4000 m) de marche de liaison dans les jambes. A noter que cette liaison de trois jours sert d’acclimatation aux concurrents. Organisée par Base Camp Trek & Expéditions, l’AMT 2009 est dirigée par Puré Gurung et reprend une partie du parcours mythique de Himal Race 2002.
Outre le départ, avec le Camp de Base des Annapurnas (4.130 m), l’itinéraire 2009 en compétition (290 km) passera par Poon Hill (3.195 m), Marpha (2.650 m), l’un des plus beaux villages du Népal, Lupra (3.300 m), Muktinath (3.800 m) – l’un des hauts lieux des pèlerinages en Asie – le Throng Pass (5.416 m), le Tilicho Lake (5.000 m), Manang (3.535 m) et son marathon d’altitude le long de l’Annapurna Himal, l’arrivée à l’High Camp (4.850 m) et sa nuit au-dessus du Mont-Blanc et un nouveau passage en contre-la-montre au Nissang La (5.416 m).
Un parcours magique à un an du dixième anniversaire de l’Annapurna Mandala Trail (9 au 26 avril 2010) : 400 km (+ 20.000 m, -17.400 m) en 12 étapes. Un itinéraire unique autour des Manaslu et Annapurna Himal.

 

 Bruno
Katmandou, le 6 avril, 2009

 

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