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LES ACTUALITÉS DE BASE CAMP TREK

Jours de fêtes au Mustang

le Fetival de Tiji une fois par an rassemble sur la grande place de Lomantang, (Mustang - Népal) moines et laïcs pour trois jours de célébrations religieuses. Le rituel qui s’est perpétué jusqu’à nos jours fut sans doute codifié aux alentours du XV°s., mais il remonte plus que probablement à la religion Bön, tradition pré-bouddhique. Aujourd’hui une effigie a remplacé la victime émissaire et les rituels de transes oraculaires ont cédé la place aux pas de danse codifiés des masques du Protecteur Vajra Kilaya (Dorje Shonu) et de ses acolytes.

Il semble que les masques soient nés avec les dieux même. Dans l'Antiquité grecque, ils étaient déjà utilisés pour représenter la divinité qu'aucun mortel ne pouvait incarner. Dans le monde tibétain, ces danses masquées sont purement religieuses et sont donc réservées aux seuls moines. Pour incarner le protecteur Vajra Kilaya, on choisit chaque année un moine et danseur principal qui va incarner le dieu sous son masque courroucé pendant les trois jours du festival. Dans sa petite chambre monacale, Phuntsok nous raconte : ‘’Ayant été choisi pour incarner Kilaya, j’ai reçu l’initiation de ce protecteur et de son mandala puis j’ai effectué une retraite solitaire de 3 mois pour en pratiquer le rituel de méditation. En fait quand on parle de ‘’divinité protectrice’’, il s’agit d’une énergie puissante qui fut autrefois assermentée par Padma Sambhava. Cette force protectrice s’est transmise jusqu’à nos jours et aujourd’hui c’est moi qui suis chargé de l’actualiser et de la transmettre à mon tour. C’est bien sûr un grand honneur pour moi et ma famille, mais cette position est très exigeante et demande énormément de préparation spirituelle, de concentration, de méditation et il m’a fallu aussi mémoriser les pas de toutes les danses Je suis content d’avoir aujourd’hui passé la main car je veux maintenant devenir (moine) photographe !’’ Aux dernières nouvelles, Phuntsok avait trouvé un premier contrat de photographe avec une équipe de l’UNESCO travaillant sur le terrain. Il a en quelque sorte traversé le miroir...

         

Dès l’aube, la foule endimanchée de pelisse et de brocart s’est massée sur la petite esplanade au pied de la forteresse. Dans un enchevêtrement de cordages et de cris, on déploie lentement le tanka monumental en appliqué de soie représentant Padma Sambhava, le thaumaturge indien qui établit la tradition bouddhique dans tout l’arc himalayen. Puis au son des tambours, des cymbales et des trompes apparaissent comme jaillissants du chaos primordial les masques grimaçants des dix acolytes de Kilaya. En rondes volutes solennelles, ils prennent possession de l’aire et dessinent dans l’espace sacré, le mandala du protecteur.

Exorcisme social pour subjuguer démons et obstacles, rituel d’invocation de la protection divine contre sécheresses et famines, ce festival de Tiji est aussi un temps fort du calendrier où se resserrent les liens qui unissent ces communautés du bout du monde. Selon le Dalaï Lama à qui nous posions la question il y a quelques années : ‘’ Ces danses ont pour but principal de rappeler au danseur sa pratique intérieure. Cette tradition est avant tout un exercice spirituel personnel qui était autrefois secret mais qui s’est peu à peu socialisé. Et pour certains c’est surtout l’occasion de boire un coup de trop !’’

Car ici, il n’y a pas de séparation entre le sacré et le profane. Lorsque la tension devient trop forte, les atsaras aux masques grotesques apportent par leurs pitreries une note rafraîchissante que la foule ponctue de rires bon enfant. Ils interviennent à tout moment pour contrefaire et parodier les danses les plus austères, les instants les plus dramatiques. Contrepoints burlesques et improvisés qui tournent parfois à la farce paillarde, rien n’échappe à leur satire car ils peuvent tout se permettre. Sans doute sont-ils faits pour rappeler à tous que, dans ce monde, tout est illusion et illusoire, même la pompe religieuse, et qu’il convient de ne jamais se prendre trop au sérieux. 

A l’extérieur de l’enceinte, est apparu en quelques heures un vaste bazar improvisé et les affaires tournent : on vend des bondieuseries, de la quincaillerie et une vaste panoplie de bric-à-brac chinois, on échange des turquoises et des pièces de brocart, on négocie de la laine, des chevaux et même des yaks ; on consulte aussi l’astrologue qui dessine sur le sol d’étranges diagrammes et ces deux femmes en pelisse, prostrées, silencieuses, dans la poussière, attendent le verdict du ciel.

Au fait, quelle est la hauteur définitive de l’Everest ?

 Au fait, quelle est la hauteur définitive de l'Everest?

            Bizarrement cette question qui peut paraître triviale n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Experts, géologues et expéditions se sont toujours demandés ce qu’il fallait inclure dans les calculs.  Est-ce le rocher sous la glace, la hauteur de glace, avec ou sans la neige, à quelle période de l’année - sachant que les expéditions au sommet de l’Everest se font toujours Mai -, avec ou sans vent qui emporte la couche de neige sommitale ? Et pour compliquer l’affaire, le tremblement de terre d’Avril 2015 aurait fait baisser le sommet de 3 cm (1 pouce) et la référence du niveau de la mer qui au Népal est toujours une notion assez empirique…

            Aujourd’hui la hauteur officielle de l’Everest est de 20 029 pieds (8 848 m) mais des expéditions de nombreux pays sont parvenues à des résultats parfois assez différents. Les Italiens en 92 lui enlevèrent 7 pieds (20 022) tandis que les Américains en 99 lui en ajoutèrent 6 (20 035), alors que les premières mesures de Georges Everest et de son équipe de mathématiciens indiens en 1856 l’avaient estimé à 29 002 pieds. Pas mal pour l’époque !

Cent ans plus tard, lorsque les portes du Népal s’ouvrirent aux étrangers, les scientifiques purent s’approcher de la montagne dont la moitié est au Tibet. En 1950 la hauteur fut établie à 22 029 pieds (8 848 m) ce qui en fit la montagne la plus haute du monde.

            Mais dans tout ça les Népalais n’ont jamais eu leur mot à dire. Comme le souligne le Département of Topographie à Kathmandu : ‘’Le Mont Everest – Sagarmatha en népalais - c’est notre trésor. Que va-t-il se passer si des experts étrangers continuent à diminuer notre montagne sans nous consulter ?’’Donc le gouvernement népalais a décidé de monter sa propre expédition en commençant par prendre des mesures dans les plaines du Teraï (jungle) avant de lancer ses équipes de Sherpas à l’assaut de la plus haute montagne du monde… même si, on s’en rend compte, l’altimétrie n’est pas une science exacte.

D’après un article de Badhra Sharma à Kathmandu et de Kai Schultz à New Delhi et publié ce jour dans le New York Times International.

Kathmandu le 19 février 2018

La nuit de Shiva

En ce jour de Shivaratri, la grande nuit de Shiva, près de 300 000 dévots venus de tout le Népal sont attendus sur les bords de la rivière Bagmati pour honorer Pashupati, une des incarnations de Shiva. Parmi eux, quelque cinq mille naga babas, ascètes nus, barbus et fumeurs invétérés de marijuana se rassemblent pour célébrer Shiva, le créateur, le destructeur et le saint patron de tous les amateurs de ganja. Selon l’une des nombreuses légendes qui entourent Shivaratri, les dieux ayant par inadvertance déterré un poison qui risquait de détruire le monde, Shiva le but mais il dut rester éveillé une nuit entière pour en dissoudre les effets. Ses disciples lui tinrent donc compagnie tout au long de la nuit en dansant autour d’un grand feu. Depuis lors, les dévots de Shiva commémorent cet acte de bravoure en fumant des pétards toute la nuit autour de grands feux sur la colline qui domine le temple de Pashupati dans la proche banlieue de Katmandou.

A l’entrée du temple, le vieux garde enveloppé dans sa vareuse militaire veille sur les chaussures et trie les élus sous un panneau proclamant : ‘for Hindus only’. Mais là commence la difficulté : quels sont les critères qui déterminent cette hindouitée qui donnerait accès à l’enceinte sacrée ? Est-ce la caste, la couleur de la peau, la religion ? Par définition on ne peut se convertir à l’hindouisme, on naît hindou. Mais à Pashupatinath c’est le faciès qui fait loi : vous pouvez être musulman, descendant des Moghols qui envahirent l’Inde entre les IX et XIII ièmes siècles et qui anéantirent l’hindouisme et le bouddhisme dans la vallée du Gange, si vous êtes népalais, le garde vous laissera passer sans problème. Vous pouvez aussi être un de ces quelques milliers de Népalais chrétien convertis pour quelques sous par des missionnaires sans vergogne. Ou encore, appartenir à l’une des ethnies des montagnes - Tamang, Gurung ou Sherpa - considérées comme hors caste dans le système hindou, le garde ne lèvera pas un sourcil. Par contre il y a quelque temps de cela, un groupe de riches pèlerins Indonésiens hindous et leur prêtre, se vit purement et simplement refuser l’entrée du temple et cet impair faillit créer un incident diplomatique. Donc à Pashupatinath, l’hindouisme est une nationalité, même si la plupart des babas viennent de l’Inde voisine.

          Mais cette année la fête de Shiva risque de perdre de ses fastes. En effet, les autorités népalaises ont décidé d’interdire la ganja à Pashupatinath et le Pashupati Area Development Trust se dit prêt, avec l’aide de la police, à déclarer la colline de Shiva « zone sans marijuana », sans aucune considération pour Shiva et sa cohorte de dévots : devront-ils abandonner la ganja et se mettre au lait de chèvre pour rester éveillé toute la nuit ?

C’est un peu comme si on remplaçait le Beaujolais nouveau par du Coca light ou le champagne de toutes les célébrations festives par une vulgaire limonade…

Tout fout le camp.

Katmandou, la nuit de Shivaratri, 14 Février 2018

Miss Hawley, la mémoire de l’Himalayisme

Miss Hawley, la mémoire de l’Himalayisme

Vivant au Népal depuis 1960, Miss Hawley, journaliste américaine, a compilé une fabuleuse base de donnée sur toutes les expéditions himalayennes depuis son arrivée à Katmandou. Mais comme elle le disait elle-même: ‘’ je ne sais pas comment ça m’est tombé dessus car je n’ai jamais fait la moindre expédition, j’ai horreur des trekkings. J’aime dormir dans un lit confortable, manger correctement et conduire ma coccinelle bleue dans les ruelles de Katmandou!’’. Chaque début de saison, Miss Hawley faisait le tour des agences de trek pour connaitre le nombre d’expéditions, les sommets escomptés, le nom de tous les grimpeurs étrangers et népalais, de leurs conjoints… et même de leurs chiens ! ‘’- Alors Jérome, quelque chose d’intéressant chez Base Camp Trek pour moi cette saison ? - Hélas non, Miss Hawley, désolé, rien pour vous cette saison. On verra à l’automne. - Mais vous m’aviez parlé d’une expédition de 4 personnes au Lhotse pour ce printemps?’’ Oups, j’avais oublié mais pas elle : ‘’Ah, oui ! ils ont annulé’’

Ou comme le disaient en riant les grimpeurs de tous les pays : ‘’Qui que vous soyez, Reinhold Messner, Chris Bonington, Benoist Chamoux , Erhard Loretan ou David Breashears, le succès de votre expédition ne sera jamais reconnu tant que Miss Hawley ne l’aura par reconnu elle-même !’’

Comme elle le disait encore elle-même quand on lui parlait de retraite, ‘’je ne m’arrêterais qu’à ma mort.’’  Ce 28 Janvier 2018, elle nous a quitté laissant derrière sa vieille coccinelle et une montagne d’informations collectées méticuleusement depuis 60 ans. Avec Miss Hawley c’est un peu la mémoire de l’Himalaya qui disparaît.

Jerome edou

Vivement le printemps

L’hiver arrivé, la saison d’automne 2017 se termine.

Les derniers départs fixes ont accueilli un grand nombre de voyageurs ravis par leurs séjours dans l’immensité Himalayenne et laissent place à la fraicheur et à la neige qui reprennent leurs droits sur les hauteurs de la chaîne de montagne la plus célèbre du monde. Le dernier départ, dans la région du Manaslu, a mis un terme à cette saison riche en découvertes en éblouissant les trekkeurs par sa diversité, tant naturelle que culturelle.

Nous sommes impatients de retrouver cette joie sur le visage des prochains voyageurs lors de la saison du Printemps 2018 !

UN DRAPEAU À PRIÈRE POUR LES ECOLES DU NEPAL

Aidez GarudaNepal à finir 4 écoles

 

Chers amis du Népal,

Voyageurs en Himalaya, vous avez apprécié les drapeaux à prière qui protègent les ponts suspendus, enjambent les précipices et emportent dans toutes les directions souhaitsdes habitants.

Suite au tremblement de terre qui a ravagé le Népal en Avril 2015, et grâce à vos dons spontanés,Garuda, l’association népalaise de Base Camp Trek a entrepris de larges distributions d’urgence puis nous nous sommes investis dans la reconstruction de 4 écoles.
Après deux ans d’efforts, nous commençons à en voir le bout :
- 2 écoles primaires de Kavré ont été inaugurées même si elles ont encore besoin de finitions (peinture, électricité, aménagements intérieurs),

- 1 école primaire, PipalDanda est hors d’eau et sera terminée fin Juin.
- Les murs en pierre locale de l’école de Gairimudi (13 classes) sont finis et nous interrompons les travaux pour la mousson, le toit en bambou et lauzes sera posé en Octobre. L’école devrait être opérationnelle pour Décembre 2017.

Les plus :
- Tous les fonds reçus ont été intégralement investis dans la reconstruction grâce à une gestion rigoureuse.
- Plutôt que de solliciter des entrepreneurs extérieurs, nous avons préféré employer des ouvriers des villages : ils ont reçu de bons salaires, inespérés dans ces régions reculées leur permettant de reconstruire leur propre maison
Ils ont appris les techniques de reconstruction antisismiques qui leur permettront de travailler pour d’autres. Ils recevront tous un certificat qui est pour eux un vrai bonus.

- La reconstruction sera prolongée par un suivi pédagogique et des formations de professeurs données par Nicole Decourrière
- Une école vivante participe aussi à garder les familles au village, offre un lieu de rencontre pour les associations du village, les femmes notamment et freine l’exode rural vers les pays du Golfe...

Les moins :
- Les frontières de l’Inde ont été fermées en 2016 pendant 4 mois ce qui a fait flamber les prix de tous les matériaux et du transport (+30 %)
- L’administration népalaise et ses lenteurs, les changements répétés de règles nous ont fait perdre beaucoup de temps et donc d’argent

- Pour plusieurs écoles nous avons dû construire des murs de soutènements, reconstruire des routes d’accès ce qui a alourdit d’autant les budgets prévisionnels.

En bref, nous sommes fiers du travail accomplis etreconnaissant de votre soutien. Mais aujourd’hui nous devons refaire un appel de fonds pour terminer le projet. Nous avons fait le plus gros, investit 260 000 € mais nous ne pouvons aujourd’hui laisser les écoles en l’état : nous avons besoin de 60000 € pour finaliser ce projet.

Comme les drapeaux à prière forment une longue chaîne solidaire qui emportent les souhaits au gré du vent, nous avons encore besoin de votre solidarité pour que ces drapeaux flottent à nouveau sur les 4 écoles et aident les enfants de ces villages à réaliser leurs souhaits d’une vie meilleure qui, bien sûr, passe par l’école.

 

Pour toute participation financière même modeste, vous recevrez un jeu de drapeaux de prière en signe de solidarité et de bon augure

Kathmandu, en ce jeudi de l’ascension, le 25 Mai 2017

Au nom de toute les équipesqui ont participé à ce beau projet,

Jérome Edou

Vous pouvez aussi verser directement par internet sur le Gofundme sécurisé géré par Kim Edou :  https://www.gofundme.com/ktmconnection

Chèques :
Association Garuda

Chez Catherine Leprince, présidente de Garuda France,
9 Rue A Sisley, 95580 Margency

Mail : jy.cat.leprince@wanadoo.fr
Tel : 06 89 21 80 77

Virements ;

Association Garuda

BIC : SOGEFRPP
IBAN: FR76 3000 3040 5300 0501 5132 288
RIB : 30003 04053 00050151322  Clé: 88

SOCIETE GENERALE

Agence de Soisy-sous-Montmorency (0453)
Centre commercial AUCHAN ;

28, Avenue de Paris
95230 Soisy-sous-Montmorency

Pour recevoir votre jeu de drapeaux à prière contactez-nous par mail à garuda@garudanepal.org ou via le site www. garudanepal.org en mentionnant votre adresse postale (qui sera effacée après l’envoi)

Tout don donne droit à un reçu fiscal à demander à Catherine Leprince.

The Great Himal Race

Le Népal d'Est en Ouest

Cette année, la troisième édition du Great Himal Race aura lieu entre avril et mai 2017 et traversera en  une course unique tout l’Himalaya népalais d’Est en Ouest. Le départ sera donné au camp de base du KangchenJungna, à la frontière de Darjeeling. Le trail traversera les régions de l’Arun, du Langtang, et du Ganesh Himal, le Manaslu, les Annapurnas, le Mustang et le Dolpo pour rejoindre via la vallée de Humla à Hilsa, dernier village à la frontière Ouest du Népal.

Ce trail extravagant requière de courir 1800km, de franchir 7 cols à plus de 5000m et plus de 90 000m de dénivelé positif. Il est organisé par un groupe de coureur français, les chevaliers du vent, qui organise des trails en Himalaya depuis plus de 15 ans. Certains sont devenus des classiques comme l’Annapurna Mandala Trail ou l’Everest Day Race et aujourd’hui the Great Himal Race. Sur chacun de ces ultra trail sont invités des coureurs népalais qui en général sortent victorieux : cette année Upendra Sunuwar est l’un des 9 coureurs invités. Nous l’avons rencontré à quelques jours de son départ dans les bureaux de Base Camp Trek, organisateur du Great Himal Race 2017.

Originaire de la région du Sindhuli à l’Est du Népal, cet athlète de 36 ans n’en est pas à son coup d’essai. Depuis 2009, il a participé à une vingtaine de trails et marathons en Europe et en Asie. Il en a gagné quelques uns, notamment l’ultra marathon de Hong Kong ou celui de Malaisie. La concurrence est plus rude dans les montagnes népalaises où les performances des coureurs sont impressionnantes. L’an dernier Upendra a terminé 6ème à l’Ultra marathon de l’Everest qui relie les 65km entre Gorak Shep (5200m) et Lukla (2800m) en quelques 5 heures et 3 minutes, itinéraire que les trekkeurs au retour du camp de base de l’Everest parcourent en plusieurs jours.

Mais ces performances impressionnantes ne permettent souvent pas aux coureurs népalais de gagner leur vie : « Si c’est possible, j’aimerai devenir coureur professionnel pour les cinq prochaines années. Mais c’est très difficile ici de vivre avec le trail, j’ai besoin d’exercer mon activité de guide en parallèle pour survivre.» A défaut de pouvoir vivre de sa passion, Upendra est conscient de l’importance de ces courses qui participent à la promotion du Népal en général et des différentes régions traversées en particulier «Courir à travers le Népal permet de mettre en avant des régions qui me tiennent à cœur, c’est une sorte de publicité ! ».

Malgré tout, Upendra envisage le GHR avec un peu d’appréhension « Cette années nous avons de hauts cols à traverser et l’itinéraire est très long. Je pense que seuls 5 ou 6 coureurs arriveront au bout de ce trail inédit.»

Nous souhaitons à Upendra et à tous les participants de cette aventure hors du commun une magnifique course que nous suivrons au plus près !

 

ETRE BIEN ACCOMPAGNE – 13 DECEMBRE 2016

Les guides free-lance c’est comme une boite de chocolat on ne sait jamais sur quoi on va tomber

- adaptation du bon sens de Forest Gump -

Alors avez-vous envie de remettre le succès de votre séjour en Himalaya sur un coup de chance ?

* Pourquoi partir accompagné plutôt que seul ?

- Tous les népalais/tibétains/bhoutanais ne parlent pas anglais et exceptionnellement français. Un guide francophone ou anglophone (selon votre niveau de langage)  est une interface et une garantie pour pouvoir communiquer et se faire comprendre.

- Une assistance : Un professionnel qui connait les règles de sécurité, la météo, les sentiers et leurs dangers, et le mal aigu des montagnes. En cas de forces majeurs, ils sont une sécurité vitale et d’une grande aide (ex : avalanche, tremblement de terre, blizzard par exemple qui a décimé une centaine de trekkeurs en solitaire au col du Thorong La en octobre 2015)

- Contribuer à l’économie locale et au développement du pays en fournissant du travail. Cela permet de lutter contre l’exode vers les grandes villes Katmandou, Thimphou,… ou à l’étranger.

- Partage et rencontres avec les populations locales et leurs familles. Anecdote, culture et civilisation, c’est le moyen d’en apprendre plus sur le pays qu’on visite de découvrir une autre facette du pays moins touristique et ne pas passer à côté de lieu ou activité insolite.

* Pourquoi passer par une agence et non un guide freelance au rabais ?

- REACTIVITE ET SECURITE : Le guide ne peut pas être au champ et à la ville. Une agence possède des spécialistes pour chaque domaine : assurance, aérien, réservation d’hôtels,… Chaque poste est un vrai métier ! En cas de force majeure (politique, aérien, santé,…), ils sont la clé d’une bonne prise en charge. Lorsque le guide est sur le terrain il peut s’adapter et faire face aux  changements et impondérables.

- LEGALITE : Seule une agence agréée est habilitée à faire les permis de trek. Elle est également incontournable pour les régions à accès restreint et les expéditions, qui nécessitent des permis spéciaux. Le guide freelance n’est pas un statut reconnu. La délivrance de permis engage la responsabilité de l’agence émettrice.Le passage par une agence est une règle absolue pour certaines activités ou certaines régions : Tibet, Mustang, Bhoutan, expéditions…

- RESPONSABILITE ET FIABILITE : L’agence reste l’interlocuteur avant, pendant et après le voyage lors de la préparation, du suivi, des retours et contrôle qualité,elle peut intervenir pour recadrer les prestations et ses intervenants tel guides et chauffeurs.  Elle peut être amenée à jouer le rôle d’arbitre et prendre ses responsabilités pour satisfaire au mieux son client, maintenir ou améliorer son image de marque. Passer par une agence reconnue est une garantie de qualité de prestation. Un guide freelance n’a de compte à rendre à personne, on peut tomber sur le meilleur comme le pire…

- RESEAU : Une agence, du fait de son volume de réservation et de sonancienneté  tisse un vaste réseau de prestataires et obtient des bons plans, des prix réduitset des priorités notamment au niveau hôtelier et transport, guides spécialisés, dispose de matériel, véhicule, soutien  logistique pour organiser des activités plus complexes

* Pourquoi choisir Base Camp Trek ?

- Un accompagnement complet et francophone dans toutes les étapes de la création de votre voyage avec des conseils personnalisés

- Une réactivité sous 48h et en cas d’urgence une disponibilité des interlocuteurs 24h/24

- Des voyages à la carte sur mesure totalement flexible ou bien des regroupement de voyageurs solo en petits groupes francophones

- Des itinéraires originaux ou inédits sans cesse renouvelés et mis à jour grâce à notre réseau de contact de guides et les reco de nos équipes toujours sur le terrain

- Des spécialistes pour des circuits à thème axés, entre autres sur le bouddhisme, le Taïchi, le Yoga, l’initiation à la méditation, le VTT…

Retour d’expérience – 3 novembre 2016

Me voici revenu à Katmandou en avance !

J’étais parti pour faire une reconnaissance du Tilman Pass en me basant sur des temps de coureurs mais en autonomie avec un sac de 20 kg, des conditions exceptionnelles (géographiques difficiles, pas une personne qui parle anglais, une région très touchée par le séisme qui vit dans une précarité installée maintenant) au total, avec Furba nous avons pris du retard et je n’aurais pu faire cette boucle dans les temps.

En échange, vie en harmonie avec les locaux, riz à tous les repas, sangsues, pas de toilette et grande leçon d’avoir vécu à la népalaise, pas le choix, a fait de moi la puce qui fait le même voyage que le chien sur lequel il est...

Comme le dit sylvain TESSON,   En voyage, on se frotte l’âme et le corps. Partir décape. On usera du monde, de son étrangeté, de ses beautés comme du papier de verre. Le mouvement métamorphose les âmes vagabondes. En route, c’est la mue. Si l’on voyage pour vérifier que le monde ressemble à ce que l’on imaginait et si l’on revient semblable à celui que l’on etait, pourquoi faire sa valise ? Mieux vaut s’y jeter.

Voyager inspire. On se met en route : les tourments s évaporent et les pensées affluent. Quand on cherche une idée, ne se lève t on pas pour faire les cent pas ?

En chemin, on découvre que la liberté ne revient pas à agir à sa guise ou à triompher des distances mais à disposer de son temps. Vous voilà libre comme l’air, libre comme l’heure. Le temps se dilate, au retour du voyage, il vous semble avoir vécu une existence entière.

En voyage, on accueille le silence. Soudain, l’âme vous monte à la peau, puis elle s’échappe par la fenêtre d’un train, le hublot d’un avion, le carreau de la voiture. On regarde le ciel, la lisière du bois, on ne pense plus à rien : on a fait taire en soi le brouhaha intérieur. On est devenu ce que l’on contemple. On est mûr pour cette sensation océanique d’appartenir au monde.

Les alchimistes médiévaux parlaient d’essencifier un matériau pour en tirer la substantifique moelle et le principe vital. Le voyage est un agent qui nous essencifie. Qui a dit, partir c est mourir un peu ? Partir c est vivre beaucoup.

Mon dieu, donne moi la force de changer ce qui peut être changé, le courage d’accepter ce qui ne peut l’être, et la sagesse pour distinguer l’un de l’autre.

Marc AURELE

Bon j arrête, vous allez croire que j ai fumé la moquette mais personne ne parlait anglais et Furba parle anglais comme moi népalais, alors...

Jean-Marc Wojcik

Interdire l’usage du plastique dans l’Himalaya népalais – 20 octobre 2016

Si le Ladakh, le Bhoutan et le Bengladesh ont interdit avec succès l’usage des sacs (et des bouteilles d’eau) en plastique, il est temps que cette interdiction soit étendue à tout l’Himalaya népalais.

 Certaines régions de trek comme le Sanctuaire de l’Annapurna ont déjà interdit la vente de bouteilles d’eau minérale, belles initiatives communautaires qu’il faut encourager, soutenir et étendre à tous les Parcs nationaux du Népal, en collaboration avec les communautés locales, la direction des Parcs, les agences de trek et d’expédition népalaises, et les organisations non gouvernementales.

 Mais cette campagne a besoin du soutien des agences d’aventure francophones – les certifiées ATR et les autres - et de leurs voyageurs. Ce peut être un label dans une fiche technique, ce peut être un encart insistant pour qu’ils emportent des pastilles de purification de l’eau et un sac en coton pour leurs achats, ce peut être une gourde offerte pour leur prochain trek au Népal, etc.  Mais quoique ce soit, cela passe par une communication avec les voyageurs et les agences réceptives locales sur les quelques gestes faciles qui peuvent changer les mentalités et les comportements. Il faut d’ailleurs savoir que plus de la moitié des eaux minérales vendues au Népal ne sont que des eaux purifiées, et que la plupart ne remplissent pas les critères sanitaires minimum de l’OMS…

Vous pouvez nous retrouver sur www.freemalaya.org ou nous laisser un message sur facebook : bag freemalaya, pour que les enfants népalais (et les nôtres ?) ne grandissent pas en pensant que les sacs en plastique poussent sur les arbres...

Jérome Edou & Adhish Gurung