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Retour d’expérience – 3 novembre 2016

BaseCampTrek_cuisine_traditionnelle_nepalaise Base Camp Trek
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Me voici revenu à Katmandou en avance !

J’étais parti pour faire une reconnaissance du Tilman Pass en me basant sur des temps de coureurs mais en autonomie avec un sac de 20 kg, des conditions exceptionnelles (géographiques difficiles, pas une personne qui parle anglais, une région très touchée par le séisme qui vit dans une précarité installée maintenant) au total, avec Furba nous avons pris du retard et je n’aurais pu faire cette boucle dans les temps.

En échange, vie en harmonie avec les locaux, riz à tous les repas, sangsues, pas de toilette et grande leçon d’avoir vécu à la népalaise, pas le choix, a fait de moi la puce qui fait le même voyage que le chien sur lequel il est...

Comme le dit sylvain TESSON,   En voyage, on se frotte l’âme et le corps. Partir décape. On usera du monde, de son étrangeté, de ses beautés comme du papier de verre. Le mouvement métamorphose les âmes vagabondes. En route, c’est la mue. Si l’on voyage pour vérifier que le monde ressemble à ce que l’on imaginait et si l’on revient semblable à celui que l’on etait, pourquoi faire sa valise ? Mieux vaut s’y jeter.

Voyager inspire. On se met en route : les tourments s évaporent et les pensées affluent. Quand on cherche une idée, ne se lève t on pas pour faire les cent pas ?

En chemin, on découvre que la liberté ne revient pas à agir à sa guise ou à triompher des distances mais à disposer de son temps. Vous voilà libre comme l’air, libre comme l’heure. Le temps se dilate, au retour du voyage, il vous semble avoir vécu une existence entière.

En voyage, on accueille le silence. Soudain, l’âme vous monte à la peau, puis elle s’échappe par la fenêtre d’un train, le hublot d’un avion, le carreau de la voiture. On regarde le ciel, la lisière du bois, on ne pense plus à rien : on a fait taire en soi le brouhaha intérieur. On est devenu ce que l’on contemple. On est mûr pour cette sensation océanique d’appartenir au monde.

Les alchimistes médiévaux parlaient d’essencifier un matériau pour en tirer la substantifique moelle et le principe vital. Le voyage est un agent qui nous essencifie. Qui a dit, partir c est mourir un peu ? Partir c est vivre beaucoup.

Mon dieu, donne moi la force de changer ce qui peut être changé, le courage d’accepter ce qui ne peut l’être, et la sagesse pour distinguer l’un de l’autre.

Marc AURELE

Bon j arrête, vous allez croire que j ai fumé la moquette mais personne ne parlait anglais et Furba parle anglais comme moi népalais, alors...

Jean-Marc Wojcik